Le bijou à mystère

            Comme d'habitude Daniel sortit du travail à dix-huit heures. Il rejoignit sa voiture sur le parking de son entreprise, et vit son collègue de bureau : Bertrand qui lui dit :

« J'ai vu deux personnes, enfin deux ombres qui partaient vers la sortie en courant.

- Ne te fais du mauvais sang pour ça.

- Tu dois avoir raison, comme d'habitude. »

            Daniel rejoignit sa voiture. Un faible clair de lune lui permit de voir qu'un de ses pneus était dégonflé. « Zut, c'est bien le moment ! » s'écria-t-il, pressé de rentrer chez lui ce soir d'hiver. Pourtant, il était persuadé d'être arrivé au travail avec les pneus en bon état. Il répara son pneu vite fait, et prit le volant de sa voiture pour rentrer chez lui.

            Il se gara devant chez lui. En sortant de sa voiture, il vit deux ombres courir à toutes jambes dans son jardin. « Arrêtez ! » s'écria-t-il stupéfait. Il se mit à courir pour les rattraper mais s'arrêta net : un claquement de portière et un crissement de pneu lui firent comprendre qu'il était trop tard. Les ombres avaient disparu ! Inquiet, il revint sur ses pas et poussa la porte d'entrée qui était restée entrouverte. Il avança jusqu'au salon et là, il vit sa femme allongée sur le sol avec le dos en sang : elle était morte.

            Le lendemain, l'inspecteur chef Couliard arriva sur les lieux du crime et interrogea Daniel.

« Votre femme cachait-elle quelque chose de précieux ?

- Non, pas à ce que je sache.

- Merci ! »dit-il.

            De ce pas, il alla inspecter la chambre. Tous les livres et documents étaient par terre en désordre. Couliard alla aussi visiter le jardin et releva des empreintes de bottes.

            Deux jours plus tard, il arriva la même chose à Bertrand. L'inspecteur Couliard inspecta tout son appartement et interrogea Bertrand. Après deux heures d'interrogatoire, l'inspecteur apprit qu'il travaillait dans la même entreprise que Daniel. L'inspecteur Couliard demanda à Bertrand qui était leur chef d'entreprise. Bertrand lui dit :

« Mon chef ? Il s'appelle M. Janurin.

- Pouvez vous m'indiquer son domicile ?

- Oui, il habite au 9, rue des Richous.

- Merci pour votre aide, je vais lui rendre une petite visite. »

             L'inspecteur sortit de l'appartement, prit sa voiture et alla au 9 rue des Richous. Il s'arrêta devant une grande maison de pierres, regarda la sonnette et lut : « M. et Mme Janurin ». Il sut alors qu'il ne s'était pas trompé. Il sonna et vit quelqu'un apparaître à la fenêtre puis s'enfuir en courant dans la maison. L'inspecteur sonna à nouveau et personne n'ouvrit.  Il essaya d'entrer et s'aperçut que la porte était ouverte. Personne n'était à l'intérieur. La porte qui donnait sur le jardin de derrière était entrouverte. Il l'ouvrit, parcourut le jardin à toute allure et vit une voiture bleue sortir en trombe du garage. Trop tard ! Il se pencha alors et vit enfouie dans l'herbe une bague avec une émeraude. Il repartit immédiatement chez Daniel. Arrivé chez lui, il lui demanda :

« Connaissez-vous cette bague ?

- Oui, je l'ai offerte à ma femme pour son anniversaire. Où l'avez-vous trouvée ?

- Je l'ai trouvée dans le jardin de M. Janurin. »

« Il faut que je parte à la recherche de ce fameux Janurin », pensa l'inspecteur. Après une heure de recherche sur Internet, il découvrit où habitaient les parents de Janurin. Il se mit tout de suite en route.

            Arrivé devant une petite maison dans la banlieue de Béziers, il vit la voiture bleue qu'il avait vu partir du garage. Il sonna à la porte et vit une vieille dame sortir de la maison.

«  Votre fils est-il ici ?

- Oui ! » répondit la vieille dame.

L'inspecteur entra dans la maison et vit M. Janurin-fils assis sur le fauteuil. L'inspecteur lui dit :

«  Vous êtes en état d'arrestation pour meurtre et vol de bijoux. »

M. Janurin entra dans la voiture de police sans rien dire. Arrivé au commissariat, l'inspecteur l'interrogea sur le meurtre et le vol de bijoux.

« Pourquoi avez-vous tué et volé les bijoux appartenant aux femmes de vos employés ? mentit l'inspecteur qui ne connaissait que l'affaire de l'émeraude.

- Je n'ai rien fait du tout. C'est mon fils Peter qui a volé les bijoux, il est venu chez moi et il m'a dit de garder les bijoux. »

L'inspecteur prit sa voiture et alla chez Peter. Il sonna et un jeune homme sortit.

« Vous êtes bien Peter Janurin ? demanda l'inspecteur.

- Oui et vous ?

- Je suis l'inspecteur Couliard et je vous arrête pour meurtre et vol de bijoux.

- Je n'ai rien fait, je vous le jure ! répliqua le jeune homme. Mais j'avoue que j'ai volé les femmes retrouvées mortes dont parlent les journaux. Mais je les ai volées seulement. Ce n'est pas moi qui les ai tuées.

- Alors n'auriez-vous pas l'idée de la personne qui aurait tué ces pauvres femmes ?

- Je sais qui c'est. Je voulais rendre les bijoux à Daniel et Bertrand car j'ai eu honte de mon acte. J'ai toujours été cleptomane mais j'ai décidé aujourd'hui d'arrêter. C'est pourquoi j'ai essayé de rendre ces bijoux. Je suis venu chez Daniel le soir même du meurtre, j'ai vu deux personnes courir et s'enfuir dans le jardin. Le lendemain, je suis allé chez Bertrand et j'ai revu ces deux mêmes personnes. Je les ai reconnues : c'était... »

Tout à coup un coup de feu éclata et Peter s'écroula : il était mort. L'inspecteur bondit dans sa voiture et poursuivit les deux agresseurs qui s'enfuyaient dans une voiture verte. Il était juste derrière eux quand soudain ils voulurent doubler la voiture qui les précédait. Mais malheureusement une voiture arrivait en face au même moment et ce fut l'accident. L'inspecteur sortit de sa voiture et s'approcha. Mais c'était trop tard, les voitures avaient déjà pris feu et les corps calcinés ne purent jamais être identifiés.

 

Deux jours plus tard, l'inspecteur alla rendre le reste des bijoux qui avaient été volés par Peter à Daniel et Bertrand.

Cyril