Un meurtre presque parfait

Cette  nuit-là, le commissaire Sanchez reçut un coup de fil en pleine nuit par un gendarme qui était de garde. Celui-ci lui raconta qu’une jeune femme venait de se faire assassiner à l’arme blanche. Le gendarme était passé dans le secteur et avait aperçu la victime au sol. Il demanda au commissaire Sanchez s’il pouvait aller enquêter.

Le commissaire se rendit sur le lieu du crime et vit que l’agresseur avait laissé quelques indices derrière lui. D’abord, il s’aperçut que des empreintes de pas avaient été imprégnées dans le sol, puis il vit que trois coups de couteau étaient marqués sur le corps de la jeune femme. Mais le problème était de trouver à qui appartenaient ces empreintes. Le commissaire se rendit au commissariat pour faire analyser les empreintes.

Les experts observaient le cadavre attentivement. Ils remarquèrent que les coups de couteau venaient d’une arme qui ne se trouvait que chez un seul armurier. Les experts se rendirent dans cette boutique pour savoir qui avait acheté cette arme. Ils découvrirent que l’homme s’appelait Tony Vercetti mais ils devaient maintenant savoir où il habitait.

Ensuite, le commissaire Sanchez se rendit sur les lieux de l’agression pour interroger les éventuels témoins, mais malheureusement personne n’avait vu le crime car il était très tard ce jour-là. Le commissaire devrait se débrouiller tout seul. Non loin du lieu du crime, il vit qu’un homme était en train de jeter un couteau dans une poubelle. Le commissaire Sanchez arrêta l’homme suspect et l’emmena au poste de police pour l’interroger. Il s’agissait de Tony Vercetti en personne.

Le commissaire n’avait aucun doute : Monsieur Vercetti était coupable. De plus, ce dernier reconnut rapidement les faits.

Il raconta plus tard aux gendarmes : « Le commissaire Sanchez m’a interrogé sur tout ce que j’avais fait le jour du meurtre.  Je lui ai répondu avec une grande franchise, mais quand il m’a demandé pourquoi j’avais assassiné la femme, je n’ai pas su quoi répondre. J’ai réfléchi pendant de longues minutes puis je lui ai dit un mensonge : j’ai prétendu qu’elle voulait me voler mon porte-monnaie, donc je m’étais vengé. Mais en fait, c’était bien moi qui avait voulu lui voler son sac à mains. Comme elle résistait, j’ai été obligé de la tuer. » Le coupable passa devant le tribunal et en sortit avec dix-huit ans de prison ferme. Quand il fut emprisonné, il tenta de s’évader en vain.

Tony était très énervé car il n’avait pas réussi à échapper à la police. Dans sa colère, il tua son compagnon de cellule. Les juges le convoquèrent et le condamnèrent à la peine de mort car il vivait en Amérique.

Tony Vercetti était condamné à mort, mais il ne se décourageait pas. Il devait trouver une solution pour échapper à la mort. Il pensait à fuir l’Amérique pour rejoindre la Mauritanie, mais il  savait que même dans un autre pays, il serait recherché.

La veille du jour où la peine allait être exécutée, il s’évada sans se faire voir. Le lendemain, quand les policiers vinrent le chercher, ils ne virent personne. Tony s’était déguisé en un vieil homme pour qu’on ne le reconnaisse pas. Il se fabriqua des faux papiers et changea de continent. Il vécut au Portugal trois ans et demi de vie paisible.  Pour lui, une nouvelle vie avait commencé.

Mais un jour, alors que Tony faisait ses courses dans un supermarché, le commissaire Sanchez qui était en vacances avec sa femme au même endroit, reconnut Tony et l’arrêta sur le champ. Pour lui, les vacances étaient terminées. Le commissaire et Monsieur Vercetti retournèrent en Amérique où Tony fut exécuté quelques jours plus tard.

Bryan