Dangereuse soirée

            Il y avait ce lundi-là une soirée en ville, alors Nicolas décida d'y aller avec sa sœur. A 23h30 ils arrivèrent à cette fameuse soirée, il y avait beaucoup de monde. Nicolas prit une bière puis une autre ; à minuit il en avait déjà bu au moins dix. Il voyait trouble et n'avait plus l'équilibre. Il appela sa sœur :

« Nathalie, on y va !

- Oui j'arrive, mais je crois que tu n'es pas en état de conduire.

- Mais qu'est ce que tu racontes ? Je vais très bien ! »

Nicolas et Nathalie rentrèrent dans la voiture. Nicolas roulait beaucoup trop vite. Tout à coup, il vit une femme courir devant la voiture. Elle n'arrêtait pas de se retourner comme si elle avait peur qu'on la poursuive. Nicolas arrêta net la voiture car il ne voyait plus la femme. Il descendit de la voiture et vit la femme allongée par terre, morte. Nathalie qui était restée dans la voiture demanda :

« Est-elle morte ?

- Je ne sais pas, mais je ne l'ai pas renversée, j'en suis sûr ! » répondit Nicolas.

Une enquête de police eut lieu. L'inspecteur Durand prit les choses en mains. Il demanda à interroger Nicolas et Nathalie séparément. Il commença par Nicolas :

« Alors, vous affirmez que vous ne l'avez pas renversée ?

- Oui, c'est cela.

- Mais pourtant vous aviez un taux d'alcoolémie très élevé !

- Oui, mais ce n'est pas moi, je vous le jure !

- Bon ! C'est bon, passez dans l'autre salle. "

Puis il demanda à un policier d'aller chercher Nathalie et devant elle il reconstitua sa soirée :

« Alors, vous étiez dans la voiture avec votre frère ?

- Oui.

- Et après que s'est-il passé ?

- Ben, d'un seul coup une femme s'est mise à courir devant la voiture.

- Comment était-elle ?

- Elle paraissait à bout de souffle et...

- Et quoi ?

- Non, non rien, dit Nathalie après une hésitation.

- Bon ! Si quelque chose vous revient faites-le moi savoir. »

         L'inspecteur mit Nicolas et Nathalie en garde à vue pour la nuit. Il demanda qu'une autopsie soit faite sur le corps de la victime. Durand expliqua son point de vue sur l'enquête à un de ses camarades :

« Il me semble qu'il y a eu un certain temps entre le moment où ils ont vu la femme et le coup de frein. Vous ne trouvez pas ?

- Oui, peut-être. Mais s'ils disent la vérité, s'ils ne l'avaient pas touchée, pourquoi courait-elle ?

- C'est une bonne question. Une seule façon de le savoir est de trouver d'autres témoins et d'identifier la femme. »

Au moment où l'inspecteur allait sortir dehors, le standardiste l'interpella :

« Le médecin légiste veut que vous passiez à la morgue tout de suite !

- D'accord j'y vais. »

Une fois arrivé là-bas, l'inspecteur écouta le médecin légiste lui expliquer les faits :

« La victime ici présente ne reflète pas de coups particuliers à part cette toute petite bosse au niveau du front. La mort n'a pas été subite. Cette femme a été empoisonnée. »

 Durand répondit d'un air ahuri :

« Mais comment cela est-il possible ?

- Vous dites dans votre rapport qu'il y avait une soirée pas loin de l'endroit où la victime a été retrouvée.

- Oui, il y en avait une.

- De nos jours, de petits voyous mettent de la drogue dans les verres. Elle a dû courir pour échapper à ces personnes, sauf qu'à ce moment-là le produit a fait effet : elle est morte d'overdose. »

L'inspecteur rentra au commissariat pour libérer Nicolas et Nathalie car il n'avait plus de preuves ni de soupçons contre eux. En sortant du commissariat, Nicolas dit à sa sœur :

« Je te l'avais bien dit que ça marcherait. » 

Armelle