Néfin mène l'enquête

Un beau matin, on vit sortir de chez lui pour aller se promener, Monsieur Néfin, un inspecteur principal de police qui était un homme plutôt maigre avec une fine moustache, s'habillant souvent en bleu et portant une paire de lunettes. Il fut appelé par son chef et dut aller voir un crime qui s'était produit pas loin de la Tour Eiffel, dans une petite maison. L'inspecteur Néfin se rendit sur les lieux du crime. Déjà, il y avait quelques personnes de la brigade. Après être rentré dans la maison, il fut mené dans la salle de bain et vit dans une baignoire un petit homme noyé à l'intérieur. Il y avait de l'eau dans toute la petite  pièce et une fenêtre ouverte non loin de là. Monsieur Néfin demanda ce qui s'était passé. Un gros personnage avec une barbe, qui était un des inspecteurs, lui répondit : « Apparemment, quelqu'un a dû pénétrer dans cette maison puis frapper la victime qui se prénomme Monsieur Martin ». L'homme s'arrêta soudainement de parler et regarda l'homme noyé. L'inspecteur Néfin vit des marques de coups violents. Puis l'homme à la barbe reprit : «  Je pense que M. Martin a dû s’évanouir, après avoir été frappé ; alors l’agresseur en a profité pour le noyer dans la baignoire puis il est parti comme il était entré, par la fenêtre ».                

L’inspecteur Néfin regarda de plus près la victime. Elle avait deux grosses joues, un long nez, de plus son visage était parsemé de tâches de rousseur. L’inspecteur alla dans la chambre où il trouva un désordre monstrueux. Il interrogea un policier qui était en train d’inspecter les coins, les cachettes de la pièce. L’homme lui dit :  « A  première vue, l’agresseur est venu dans l’intention de voler quelque chose, mais pour le moment je ne peux en dire plus ». Monsieur Néfin sortit, regarda où se trouvait la fenêtre : elle était à environ deux mètres du sol. Puis il rentra chez lui pour réfléchir à tout cela.

Installé dans son salon, l’inspecteur Néfin ayant trop médité, s’allongea pour se reposer. Mais il n’y arrivait pas, il était trop préoccupé par cette affaire. Il décida de retourner voir la maisonnette. Là-bas, il fit le tour au moins trois fois de la maison. Il était en train d’inspecter tous les coins et recoins, quand soudain, il vit au sommet d’un grillage un morceau de pantalon en nylon noir. L’inspecteur grimpa sur le grillage et attrapa le morceau.

Monsieur Néfin fit ensuite un tour dans la ville en réfléchissant à la scène qui avait pu se produire. Après avoir tué Monsieur Martin, le criminel aurait sauté par la fenêtre et puis par-dessus le grillage. Il réfléchissait ainsi depuis quelques minutes. Quand soudain, il s’arrêta net. Il vit quelqu’un avec un pantalon noir un peu déchiré. L’inspecteur l’interpella : « Police criminelle ! Arrêtez-vous ! ». L’individu partit tout de suite en sens inverse. Monsieur Néfin courut pour le rattraper. Heureusement que l’inspecteur était un bon athlète. Il rattrapa l’individu, le plaqua au sol et lui mit les menottes. Il l’amena au palais de justice pour un procès.

            L’homme au pantalon noir était chauve et avait une chemise et des chaussures noires. Le juge d’instruction qui s’appelait Dupont, lui raconta  le crime de la veille, le morceau de pantalon retrouvé près du crime… Mais la victime contestait, elle disait avoir été attaquée par un chien et s’être réfugiée au sommet de ce grillage pour ensuite partir. Monsieur Néfin disait que c’était une mauvaise excuse. Quand quelqu’un se leva pour demander la parole : c’était la femme de l’homme suspecté qui avait été convoquée. Elle dit : «  Le jour du crime, mon mari était avec moi aux Pyrénées dans un bungalow pendant une semaine. Voici les billets de réservation ». L’homme jugé affirma qu’il avait été poursuivi par ce chien, la veille. Donc il fut libéré puisque son avocat le défendit en disant qu’il s’était enfui devant l’inspecteur Néfin car il avait eu peur.

L’inspecteur Néfin avait eu tort.

Il rentra chez lui pour se reposer. Soudain, au bout d’une heure, le téléphone sonna. Monsieur Néfin répondit à l’appel. Quelqu’un lui dit :

« Allô ? C’est  Nicolas.

-          Allô ! Répondit Néfin.

-          Ce qui a été volé chez la victime est un bracelet coûtant environ 13 000 $.Le voleur se situe dans la rue où il y a le palais de justice. Sa maison est violette avec une porte orange ».

L’interlocuteur venait de raccrocher. C’était Nicolas. Le pire ennemi de Monsieur Néfin. Il avait souvent aidé dans ses enquêtes, même s’il était moins intelligent que l’inspecteur. C’était un détective privé. L’inspecteur enfila très rapidement son manteau et se rendit dans la rue du palais de justice. Il vit deux maisons correspondant à la description de Nicolas. Il appela des policiers en leur disant qu’il allait peut-être faire une arrestation dangereuse. Néfin choisit une des deux maisons au hasard. Il sonna après avoir disposé la dizaine de policiers autour de cette maison. Le locataire ouvrit. L’inspecteur Néfin dit :

            « Inspecteur Néfin… » Il n’eût pas le temps de continuer sa phrase car le locataire avait bousculé Néfin et s’enfuyait dans la rue. Il s’arrêta net en voyant tous les policiers avec leurs armes braquées sur lui. Un des policiers lui passa les menottes. Il fut amené au palais de justice où il fut condamné à vingt ans de prison. Il avait bien volé un bracelet que les enquêteurs retrouvèrent après avoir cherché dans toute la maison, caché dans la mousse d’un vieux canapé.

            Le chef de M.Néfin le convoqua dans son bureau pour le féliciter. Et Néfin repartit chez lui pour un repos bien mérité.

Guillaume