Affaire de commerce
Une nuit comme toutes les nuits, le patron
du centre commercial Big-Shop se promenait dans les rayons de son magasin avant
de rentrer chez lui. Un pleur retentit dans l'espace des pianos Yamaha ;
le patron se dirigea de ce côté et il vit une petite fille assise sur une
banquette. Aussitôt il lui demanda :
« Que
fais-tu là ?
-
Je me suis perdue ! lui répondit celle-ci en grelottant.
-
Comment t'appelles-tu ?
-
Fleur, Fleur Delacour et toi ?
- Moi, Monsieur Diggory. Bon, viens, on va retrouver ta maman. »
Soudain le patron entendit un bruit dans le
rayon des accessoires de cuisine. Surpris, il ordonna à Fleur de rester là
mais, trop curieuse, elle le suivit discrètement. Monsieur Diggory s'approcha
.Un homme cagoulé était là, debout devant lui. Il s'écria :
« Te
voilà. Tu as bien failli me faire peur. Alors est-ce que tu les as ?
-
Jamais, vous ne l'aurez pas... »
Mais avant que le patron du centre commercial puisse finir sa phrase, il sentit son ventre lui faire un mal atroce : un couteau y était planté. Fleur poussa un cri et l'assassin la vit. Il se mit à la poursuivre. Prise de peur, elle courut et réussit à le semer. Mais elle l'entendait venir alors elle rentra dans un piano à queue et referma le couvercle sur elle. L'assassin prit la fuite et Fleur ne tarda pas à s'endormir.
Le lendemain, le portier la découvrit avec
le cadavre et appela la police criminelle. L'inspecteur Chopin, après avoir
convoqué la mère de Fleur, arriva dans le magasin dix minutes plus tard. I1 se
dirigea près du corps et regarda longuement la petite fille. Sa mère, une
certaine Madame Bach arriva précipitamment toute affolée. L'inspecteur Chopin
s'avança :
« Bonjour,
je suis l'inspecteur Chopin. Est-ce bien votre fille qui a assisté au meurtre ?
-
Oui, c'est elle. »
Il
se baissa à la hauteur de la fillette:
-
Pourrais-tu assister a un interrogatoire?
-
Euh, oui, je pense, répondit la petite fille. »
Sans
attendre, il emmena la fillette dans un des bureaux annexes du magasin :
« L'assassin,
à qui ressemblait-il ? prononça tout à coup l'inspecteur.
-
Il avait un masque mais j'ai vu qu'il avait une mèche de cheveux marron.
-
Es-tu sûre de cela ?
-
Oui ! affirma la fillette.
-
A-t-il pris quelque chose ?
-
Non, enfin, je ne crois pas, je n'ai pas bien vu, parce que j'étais cachée dans
un piano.
- Dans un piano! Bon, je vais commencer à enquêter sur cela, tu peux partir rejoindre ta maman. »
Quand la fillette fut partie, il soupira :
« Encore une enquête qui s'annonce difficile. Je vais déjà aller voir ce
qu’ils ont trouvé sur place. »
Il
se dirigea aussitôt sur les lieux du crime.
« Alors
qu'avez-vous trouvé ? demanda l'inspecteur Chopin au fin limier Vivaldi.
-
Il y a des empreintes de pas du criminel devant un des pianos à queue.
- D'accord, bon je vais rentrer chez moi réfléchir un peu. »
Le
lendemain Monsieur Chopin s'interrogea au sujet du meurtre pendant le petit
déjeuner, puis alla voir la secrétaire de Monsieur Diggory :
« Est-ce que M.Diggory avait des dettes
? Ou... est-ce que quelqu'un lui voulait du mal ? questionna M.Chopin.
- Non, mais son frère qui possède une chaîne
de magasins, lui, a quelques dettes.
- Comment s'appelle le frère de M. Diggory.
Connaissez-vous son adresse ?
- Attendez, je vais vous la donner. Elle
chercha dans un dossier et sortit une petite feuille.
- Merci, je vais m'en aller et je reviendrai
peut être. »
L'inspecteur Chopin alla voir le frère de Monsieur Diggory, Monsieur Mozart, mais cela ne servit pas à grand chose.
Le
lendemain matin, il se rendit par infraction au bureau du frère de M. Mozart et
trouva les traces des dettes, plutôt
importantes. Il regarda dans le carnet de téléphone de M. Mozart et vit le numéro
d'un tueur. Il décida de l'appeler en prenant la voix de M.Mozart.
« Salut,
as-tu réussi le meurtre ?
-
Ouais ! je t'avais dis de ne pas appeler.
-
C'est juste pour se voir, j'ai une autre affaire à te donner. Quelle est ton
adresse ?
-
D’ac’. C'est le 10 rue des Bruyères : tu viens à quatorze heures.
-
Et c'est quoi ta pointure ? Il y a les "flics" qui ont trouvé
des empreintes de pas.
-
Ouais ! je fais du trente-sept. »
Et
il raccrocha. Tout heureux, Monsieur Chopin compara les empreintes : c'étaient
exactement les mêmes. Alors il alla chez le tueur avec trois voitures de police
et l'arrêta. Il put constater que Monsieur Mozart était là avec des photos du
crime.
Après délibération, la cour le déclara
coupable du meurtre de son frère.
Bertrand