Le plaisir des innocents

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L'ebook Le plaisir des innocents est un roman réservé à un public adulte

Il se compose de 18 chapitres, avec plus de 150 000 mots

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Premières pages du roman

 1 - Des cours particuliers

Il faisait chaud, on était samedi et c'était le printemps. J'aurais donc dû être sur la plage en train d’observer les jeunes garçons de 8-12 ans, leur ventre lisse, leurs épaules, leur visage, laisser descendre mon regard vers leur nombril et m'arrêter au passage de la peau au maillot de bain. Et bien sur fixer les petites protubérances qui enflent leur petit maillot, même celles qui sont difficiles à déceler dans les shorts de bain et les boxers. Essayer de voir le moment inévitable où la main touche l’objet interdit pour une petite grattouille ou pour le remettre en place. Se foutre du regard des mères qui ne pourront m’empêcher d’observer la nature. Sourire quand l’enfant se tourne enfin vers moi. Et graver son visage dans ma mémoire pour toujours. Mais je n’y étais pas, à la plage. Peut-être parce qu’il n’y avait plus de place pour de nouveaux visages. Peut-être parce que ce qui se trouvait sur la plage n’avait plus autant d'importance pour moi. Peut-être parce que je n’y arrivais plus. Cela faisait déjà plus de 20 ans que j'étais amoureux des jeunes garçons. Et je crois bien que déjà, enfant, je les aimais... J’en avais rencontré plus de 200, j’en avais regardé des milliers réellement, et des centaines de milliers en photos. Je n'étais pas à la plage ni à aucun autre endroit où j'avais l'habitude de rencontrer des garçons. Je pensais connaître la raison : Julien. Je pensais souvent à lui et je rêvais même de lui.

Et pourtant, alors même que je ne cherchais en aucune façon à faire une rencontre, en allant au supermarché faire quelques courses, je vis un jeune garçon vachement mignon. Il était en train de faire du skate devant un panneau interdisant d’en faire. Je le regardais, bien entendu, et assez longtemps pour qu’il sut que je l’observais. Il essaya je ne sais quelle figure acrobatique et il se prit une gamelle. Son skate fila tout droit sur la route, une voiture fit une embardée et klaxonna. Je vis que le garçon n’avait rien de grave alors je partis récupérer son skate. Je le lui ramenai, et je vis qu'il s'était assis par terre et regardait ses avant-bras un peu égratignés, mais il n'y avait pas de sang. Il avait heureusement des protections aux coudes et aux genoux. A part ça, il portait un tee-shirt et un short, ce qui le rendait vraiment très mignon. Il devait avoir 11 ans environ, un âge adorable. Je fus bien sur obligé de l’inviter au Mac Do qui se trouvait à 200 mètres de là, exprès. Il est extrêmement rare qu’un garçon refuse de venir avec moi, et je n'ai jamais cherché d'explication à ce phénomène qui somme toute me convenait parfaitement. Cette fois là ne fut pas une exception. Le garçon se leva en s’aidant de la main que je lui tendais. Je l'invitai et il m'accompagna au Mac Do, tout simplement. Le temps qu’on y arrive, je savais qu’il s’appelait Yann et qu’il était chez ses grands-parents pour 15 jours. C’est toujours à ce moment là que je m’imagine devenir itinérant, quand le garçon me dit qu’il n’est pas là pour toujours. Je devrais être habitué, mais non... La suite, où il habitait, ce qu’il aimait, etc, il me la raconta après qu’on ait choisi les menus et qu’on se soit assis l’un en face de l’autre, assez éloignés des autres clients. Je ne lui dis pas que j’avais envie de l’embrasser et de l’amener tout de suite chez moi, ce n’était pas vraiment possible avec tous ces gens autour, mais j'étais persuadé qu’il savait tout ce dont j’avais envie. Il souriait souvent et parlait beaucoup. Ses yeux brillaient. Les miens sont toujours sur le point de pleurer de joie dans ces moments là.

Je lui demandai quand même s’il voulait venir chez moi, s’il pouvait venir chez moi... sous-entendu dans mon lit. Nos esprits avaient déjà fusionné, les corps pouvaient bien suivre. Il sourit encore mais il me répondit par une autre question “Vous pouvez repasser à 6 heures?” Évidemment que je pouvais. J'avais des excuses toutes prêtes pour les rendez-vous que je devais annuler pour le cas où je rencontrais un beau garçon comme cette fois ci. Il partit et j’eus deux heures à tuer. Il fallait que je quitte le Mac Do pour ne pas faire une autre rencontre. Je visitais des magasins que je connaissais déjà par cœur. Mais chaque garçon me donne des idées nouvelles d’achat, bien que je ne sois pas un adepte de la consommation. Là, je vis un débardeur et un short assez court que j’aurais bien voulu voir sur Yann. Je les achetai car j'avais l'intention de le photographier quand il les porterait. J’étais dans la presse en train de lui choisir une revue quand je le vis à l’extérieur. Il me regardait tout sourire. J’essayais de ne pas courir pour sortir du magasin. Il avait pu se libérer plus tôt. Je retenais mon bras pour ne pas le mettre autour de son cou. Ça m’est toujours très difficile de marcher avec un garçon sans le toucher. Parfois je laisse le cours naturel des choses et les commentaires ne tardent pas. De constatations amusées "Ah, vous êtes ensemble" jusqu'aux regards d’où fusent des éclairs. Yann avait 11 ans, donc je ne lui pris pas la main, mais ça m'arrive souvent avec des plus jeunes.

Les enfants savent que je les aime. Les gens voient quelque chose. Seulement, ce qu’ils voient, il l’interprètent selon leur intelligence, leur culture, leur tolérance et leur vécu. Yann n’arrêta pas de parler mais ce qu’il disait m’intéressait et je l'aurais écouté ainsi pendant des heures. Son petit passage chez ses grands-parents lui avait permis de ne plus avoir de skate et il avait maintenant un petit pansement supplémentaire. Quand il vit que je regardais ce petit ajout sur son corps, il l’arracha en grimaçant un peu. “T’as raison, tu es plus beau sans.” Il me décocha un de ses sourires ravageurs. Je le tapai sur une fesse. “Pas touche!” cria-t-il en riant. “Tu me donnes envie de te donner une fessée” lui dis-je.

Alors il me raconta sa journée de la veille quand il était rentré chez ses grands-parents avec une demie-heure de retard et qu’il ne les avait pas prévenus. Il était revenu avec son copain Jérémy chez ses grands-parents et les deux garçons étaient un peu excités. Son grand-père lui avait d’abord demandé s’il avait eu des ennuis, si tout allait bien, puis quand il avait comprit que Yann avait joué à la PS3 et qu’il avait simplement voulu finir la partie, il lui avait demandé de s’approcher de lui. Il l’avait alors mis sur ses genoux et l’avait frappé sur les fesses. Il l’avait maintenu sur lui en essayant tant bien que mal de baisser le short. Finalement, énervé, il avait tiré carrément sur le short, et le slip était descendu avec. Yann s'était retrouvé les fesses à l’air. Alors son grand-père lui avait donné la plus forte fessée qu’il avait jamais reçue. Ses fesses étaient devenues rouges. Il n’y avait eu qu’une dizaine de coups mais ils avaient été donnés sans retenue et Yann n’avait pas l’habitude d’être fessé. Il avait pleuré dès le 3° coup. C’est son grand-père qui avait dû l’aider à se relever, il lui avait alors ensuite retiré complètement le short et le slip qui se trouvaient déjà à ses chevilles. “Qu’est-ce que tu as à dire?” avait demandé son grand-père. Yann avait reniflé. “Tu en veux une autre?” - “Non, pardon, je le referai plus, et sinon je préviendrai avant.” Son grand-père lui avait soulevé le tee-shirt pour lui essuyer les yeux. Son copain Jérémy s'était senti alors devenir rouge comme une tomate. Il avait essayé de ne pas regarder le sexe de Yann mais ses yeux avaient refusé d’aller ailleurs.

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